FVIV

Présentation de la FVIV

La Fédération des Vignerons Indépendants du Var créée en 1979, est un syndicat de métier regroupant les vignerons vinifiant en cave particulière.

Elle regroupe des vignerons produisant :

  • des Vins sans Indication Géographique correspondant aux anciens vins de table
  • des Vins avec Indication Géographique parmi lesquels :
    • les Vins avec Indication Géographique Protégée (les Vins de Pays)
    • les Vins d'Appellations d’Origine Protégée (ou A.O.C) tels que Bandol, Bellet, Coteaux de Pierrevert , Coteaux Varois en Provence, Côtes de Provence, Vins AOC de Corse.

Un Vigneron Indépendant produit, vinifie, met en bouteilles et commercialise ses vins. Ses valeurs sont reconnues à travers une charte :

La charte du vigneron indépendant

Le métier de Vigneron Indépendant est authentifié par une estampille apposée sur les bouteilles reconnaissable par ce logo :

Le métier de Vigneron Indépendant s'appuie sur trois valeurs fondamentales :

  • Responsabilité : soucieux d'un travail de qualité, le Vigneron Indépendant évolue dans le respect de son environnement et emploie ses compétences à satisfaire ses consommateurs.
  • Professionnalisme : ce métier requiert des aptitudes dans des domaines aussi variés que la viticulture, la vinification, la gestion de l'exploitation, la commercialisation et l'accueil de la clientèle. Doté d'un professionnalisme exemplaire, le Vigneron Indépendant met son savoir-faire, ses connaissances et son expérience au service de ses clients.
  • Engagement : attentif au respect du patrimoine naturel, le Vigneron Indépendant utilise des méthodes de travail novatrices afin de préserver et défendre l'environnement.
  • Chaque étape du métier est réalisée par le Vigneron Indépendant qui, de par ses observations et son savoir-faire, acquiert la satisfaction d’un produit unique et personnalisé.

    Quelques chiffres

    La Fédération réunit près de 410 Vignerons Indépendants pour une superficie totale de vignes plantées avoisinant les 10 600 hectares.

    Elle représente les Vignerons Indépendants originaires du Var, des Alpes de Haute Provence, des Alpes Maritimes et de Corse.

    Il est à noter une progression constante du nombre d’exploitations converties en Agriculture Biologique ou en cours de conversion.

    L'administration de la FVIV

    La Fédération est administrée par 26 vignerons élus en Assemblée Générale.

    Matthieu DE WULF
    PRESIDENT

    Nathalie COQUELLE
    1ère VICE-PRESIDENTE

    Paul BERNARD
    2ème VICE-PRESIDENT

    Pierre BOYER
    TRESORIER

    Michaël LATZ
    TRESORIER ADJOINT

    Laurent BUNAN
    SECRETAIRE GENERAL

    Alain BACCINO
    Relais départemental

    Suzel DE LANVERSIN
    Relations nationales VIF

    Hélène DRAGON
    Relais régional FRVI

    Conseil d'administration 2014/2015 : ARNAUD Guy (Domaine de Pey Neuf - LA CADIERE D'AZUR) - AUDEMARD Pierre (Domaine de la Giscle - COGOLIN) - BACCINO Alain (Domaine Peirecèdes - PIERREFEU) - BERNARD Paul (Domaine de Matheron - VIDAUBAN) - BOYER Pierre (Domaine St-Jean Le Vieux - SAINT MAXIMIN) - BRUN Olivier (Domaine de Brigue - LE LUC) - BUNAN Laurent (Domaines Bunan - LA CADIERE D'AZUR) - COQUELLE Nathalie (Domaine des Annibals - BRIGNOLES) - DAZIANO Isabelle (Domaine de la Fouquettes - LES MAYONS) - DE LANVERSIN Suzel (Domaine du Deffends - SAINT-MAXIMIN) - DE WULF Matthieu (Domaine du Jas d'Esclan - LA MOTTE) - DEVICTOR Olivier (Domaine de la Sanglière - BORMES-LES-MIMOSAS) - DRAGON Hélène (Domaine de Jacourette - POURRIERES) - GAMBINI Jean-Charles (Domaine de Garbelle - GAREOULT) - GUERIN Frédéric (Domaine du Noyer - Clos Mistinguett - BORMES LES MIMOSAS) - GUIBERGIA bruno (Domaine de la Grande Pallière - CORRENS) - LATZ Michaël (Domaine des Aspras - CORRENS) - RAVEL François (Château Montaud - PIERREFEU) - RIGORD Françoise (Commanderie de Peyrassol - FLASSANS) - SAURON Guy (Domaine de Siouvette - LA MOLE) - SCARONE Bernard (Domaine du Revaou - LA LONDE) - SYLVESTRI Maurice (Domaine Lou Capelan - LE BRULAT DU CASTELLET) - TARI Soledad (Domaine de la Bégude - LE CAMP DU CASTELLET) - TOURREL Roger (Domaine du Vignaret - SAINT ANASTASIE) - VANCOILLIE Nathalie (Domaine du Clos d'Alari - SAINT ANTONIN DU VAR) - VINCENT philippe (Domaine LOCUS AMENO - CORRENS) - WALSH Amaury (Château Les Mesclances - LA CRAU)

     

    L'administration de la FVIV

    Une histoire qui finit bien !

    Une histoire de Caves Coopératives et de Caves Particulières (nous nous appelions ainsi) ? Aujourd'hui, tout le monde sourirait, tout le monde penserait que dans chaque famille, il y a de bons et de mauvais vignerons. Point de salut sans bon vin.

    Pourtant il y a 35 ans et plus, ces deux familles étaient en guerre, surtout dans le Sud, le Grand sud ou le Sud Est. Nos instances gouvernementales donnaient des moyens financiers aux caves coopératives mais rien aux caves Particulières (les pauvres contre les riches).

    Ne nous voilons pas la face, les caves particulières furent crées par Achille Gauch. Dans le grand sud, là où les inégalités étaient inacceptables, là où le % volume Vrac écrasait le % chiffre d'affaires des caves particulières. Ce qui est curieux mais peut être normal, vu ce qui précède, c'est que deux hommes, en même temps, tous deux syndicalistes, eurent la même idée.

    L'un, Achille Gauch, se plaça au niveau départemental, quelque soit la qualité de produit : VDT, VDP, VDQS ou AOC, alors que Robert Plageolles de Gaillac qui créa l'ANAVIR (Association nationale des vignerons récoltants) se plaça directement au niveau des AOC. Il fut vite rejoint par les appellations d'Alsace, déjà à l'époque très organisées en Caves Particulières, la Champagne les rejoint, les appellations de l'Anjou, la Touraine et même la Provence.

    Dans les années 70, en Provence, deux instances syndicales : les Caves Particulières et l'Anavir. Les caves particulières reprochaient à l'Anavir de ne pas être de pures syndicalistes mais un syndicat tournait vers l'économie. Grâce au Président Chambovet en Côte du Rhône (Président national), nous purent rapprocher les Caves Particulières de l'Anavir. C'est ainsi que l'Anavir Provence rentra pour 50% au conseil d'administration des Caves Particulières. J'aida à ce rapprochement, puisque présidente de l'Anavir Provence puis vécu les premiers instants de cette fusion en devenant vice-présidente de cette nouvelle fédération orientée vers l'AOC (à l'époque, seul Bandol était AOC).

    Après P. Di Placido, c'est E.Plauchut qui fut président. A sa démission, C'est Olivier de Boisgelin qui lui succéda. Il fut un président extraordinaire, motivé, d'une droiture et d'un désintéressement exceptionnel. La fédération du Var lui doit beaucoup. Entre autre, il avait pu constater que trop de gens, comme les politiques, s'installent dans des associations et se les approprient pour les honneurs et les avantages que de telles fonctions apportent, oubliant le service désintéressé qu'ils devraient offrir. De plus, les motivations et l'excellence se limitent souvent à 3 ou 4 années. Ensuite, le pouvoir plaisant à tout être humain (mais pas toujours les meilleurs d'entre eux) ils deviennent sans intérêt pour un syndicat ou une association.

    A l'époque, nous avions des présidents d'appellations, de comité ou de coopératives élus presque à vie, mais pas vraiment aux caves particulières, pour cause qu'il fallait beaucoup travailler mais sans moyens. C'était un coût de devenir Président.

    Olivier de Boisgelin eu cette idée de répartir la future réussite des caves particulières par répartition des charges aussi bien financières que celles de responsabilité et de limiter en conséquence les mandats. Ce fut fait dans les règles de l'art par une assemblée générale extraordinaire et suivie de modifications des statuts limitant chaque membre de bureau à un mandat annuel, renouvelable mais limité à 3 mandats, obligeant ainsi les membres du bureau à travailler ensemble pour voir l'effet de leurs actions durant leur mandat et surtout donner la chance à chaque membre du conseil d'administration de devenir président et membre du bureau. Des personnes les moins douées, à première vue, sont parfois devenues des présidents de haut niveau.

    Même si les temps ont changé, travail d'équipe et chance à donner aux hommes et aux femmes de bonnes volontés, restent inchangés. C'est ainsi que je restai pendant cette longue période de restructuration, vice-présidente. Plus de quinze ans après je devins présidente, la première femme, à y accéder.

    Même le niveau national nous imita puisque succédèrent à Achille Gauche François Chambovet, Mr Ramires, Henri Gualco, François Girardin, Xavier de Volontat et enfin Michel Issalis (actuellement en place). En 32 ans on ne peut pas dire qu'un président national se soit réellement installé !

    Il faut aussi parler de la confédération nationale et s'apercevoir que le premier financement de notre fédération fut établi grâce aux capsules, celle de la CNCP fut elle établie grâce aux salons. L'économie rattrapa vite les uns comme les autres même si les premières intentions de connotations plus syndicalistes ont perduré.

    Jacqueline Mathieu, commissaire général des salons (d'abord DU salon) me disait par une boutade qu'un journaliste lui avait demandé : "comment faites-vous pour trouver tout le temps plus d'exposants ?". Elle répondit : "Vous devriez me dire comment faites-vous pour tout le temps refuser de nouveaux participants au Salon !".

    Peut-etre pas en Provence, mais l'engouement fut tel que les salons se multiplièrent, une formule simple mais efficace qui donna les mêmes chances aux appellations les plus renommées qu'au minuscule petit vin. De réputation internationale ces salons se multiplièrent et eurent un succès fou. Un gros travail de mise en place, parfois critiqué, mais tellement efficace, remporta l'engouement général français, européen et même mondial. Ce contact direct du vigneron, celui qui a quelque chose à raconter sur son vin et le consommateur. A noter que la confédération a su lors de ces salons éduquer les jeunes, pour leurs apprendre à consommer avec modération et assurer l'avenir de nos récoltes !